La
Pression
La
pièce raconte le rêve cauchemardesque d’un vieux
aigle : le dirigeant d’Officeville a volé au peuple resté
sans « héro » le soleil, pour décorer et
illuminer sa maison ; du coup, le printemps n’arrive plus, le
pays est infecté de la nouvelle maladie inconnue, facilement
contagieuse, qui cause l’enrichissement facile du contaminé,
son aspiration pour l’arrogance et le pouvoir : la maladie s’appelle
trou-du-cultisme. La coordinatrice – fée du projet fiscal
du « troisième secteur – société
civile », à l’aide de son engin magique –
«Pentium 14 » s’efforce de combattre Officeville.
Seul un oiseau érotique, le Zizimax vient au secourt de ce
désastre: il copule toute Officeville et la détruit.
Pourtant, ceci n’est qu’un rêve.
On
lit dans le programme du spectacle :
«
Le spectacle est conçu pour tout spectateur – pour ceux
qui volent beaucoup ; pour ceux qui volent moins, puisque c’est
leurs supérieurs qui volent plus ; Pour ceux qui volent très
peu, puisqu’ils n’ont pas de moyens de voler plus ; Pour
ceux qui ne volent plus, puisque c’est des autres, qui ont déjà
volé ; pour ceux qui ne volent jamais, mais sont habitués
que tout le monde vole autour »
L’idée
d’écrire cette pièce m’est venue un jour
où je regardais dans mon village un dindon bleu-vert de l’excitation.
Malheureusement pour lui, il n’y avait aucune dinde dans le
village ; le pauvre se jetait sur tout ce qui bougeait. En regardant
cette scène pitoyable, j’ai eu envi d’écrire
une histoire, où à la fin, un oiseau aussi acharné
que notre dindon aurait « copulé » des corrompus,
qui ont inondé notre pays, et d’ailleurs, pas seulement
le notre.